L’arithmétique est simple et inconfortable. D’ici fin 2025, Taïwan s’est engagé sur un mix électrique 50-30-20 — moitié gaz naturel, 30 % charbon, 20 % renouvelables. Les chiffres soulèvent des questions fondamentales sur la sécurité énergétique de l’île.
L’ancien président polonais Lech Walesa s’est rendu à Taipei en mars pour sa septième visite. Sa présence souligne une réalité que la diplomatie officielle peine à reconnaître : les relations de ville à ville constituent un filet de sécurité indispensable pour l’engagement international de Taïwan.
L’annulation de la visite d’État du président William Lai au Swaziland est une mesure supplémentaire de la réduction de l’espace diplomatique exécutif de Taïwan. Face à la pression de Pékin, l’île développe des voies alternatives pour maintenir sa présence internationale.
Le 21 avril 2026, le secrétariat présidentiel de Taïwan annonçait le report de la visite officielle du président Lai Ching-te au Swaziland. Derrière ce report discret se lit une démonstration de force diplomatique de Pékin, qui parvient à restreindre la marge de manœuvre internationale du chef d’État taïwanais.
L’industrie des semi-conducteurs de Taïwan consomme de l’électricité à des niveaux qui mettraient sous tension la plupart des réseaux nationaux. Mais sous l’île volcanique se trouvent des ressources géothermiques inexploitées qui pourraient transformer le bilan énergétique du pays.
La présidente du KMT Cheng Li-wun a utilisé le terme « forces impérialistes » lors d’une visite en Chine, marquant une rupture rhétorique avec l’ambiguïté traditionnelle du parti sur le détroit et redessinant les lignes de fracture de la politique taïwanaise.
Le débat énergétique de Taïwan est trop souvent réduit aux trajectoires d’émissions ou aux prix de l’électricité. En réalité, c’est une question de sécurité nationale : l’île sous pression doit concilier transition énergétique, ambitions technologiques et vulnérabilités géopolitiques.
Taïwan ne veut plus seulement fabriquer les puces qui alimentent l’intelligence artificielle. Elle ambitionne de construire les logiciels, plateformes et services qui tournent dessus. Mais entre la vision et l’exécution, les obstacles structurels s’accumulent.
Alors que Taïwan cherche à sortir du nucléaire et à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, l’énergie géothermique reste largement sous-exploitée. Pourtant, la géologie volcanique de l’île offre un potentiel considérable pour une production d’électricité stable et décarbonée.